Mgr Carlos Ndaka, Evêque auxiliaire et Vicaire général de l’archidiocèse de Kinshasa, a tenu le jeudi 23 mars 2023 un point de presse à l’archevêché pour fixer l’opinion sur le « soi-disant curé » de la paroisse St Dominique, dans la commune de Limete, qui a récemment balancé une vidéo dans les réseaux sociaux.
Le vicaire général a précisé que le monsieur est un ancien religieux dominicain et présentement il n’est plus prêtre. Il a aussi précisé que dans tous les diocèses catholiques du monde, le curé d’une paroisse est toujours nommé par l’ordinaire du lieu.
Il a ensuite fait un rappel des faits. Il a indiqué que tout part d’un conflit entre les Dominicains et les fidèles de la paroisse St Dominique, qui refusaient la construction d’un supermarché dans l’enceinte de la paroisse. Ces derniers ont saisi l’archevêché de Kinshasa.
Faute de trouver une solution à l’amiable, les Dominicains ont trainé l’archevêché devant la justice. Ici, l’évêque a souligné qu’au niveau de la justice, les Dominicains étaient opposés au conservateur des titres immobiliers. La justice a tranché. A ce jour, le conservateur a émis deux certificats d’enregistrement. L’un pour les Dominicains qui gardent leur couvent et l’autre pour l’Archidiocèse de Kinshasa qui conserve sa paroisse.
De ce qui précède, le vice-provincial des Dominicains a demandé une séance de remise et reprise avec l’archevêché de Kinshasa. Les deux anciens religieux ont refusé et ont même refusé de libérer la cure de la paroisse, malgré le fait que la hiérarchie des Dominicains leur avait trouvé d’autres résidences ailleurs. Cette situation a empêché l’abbé Luyeye, le curé nommé par le Cardinal Fridolin Ambongo, de prendre possession de la cure de cette paroisse.
De passage à Kinshasa et étant au parfum de la situation de cette paroisse, le Pape François a mal digéré l’indiscipline et le scandale provoqué par ces deux religieux. De retour à Rome, le souverain pontife a publié deux décrets les libérant de leurs obligations sacerdotales. Il n’y a pas de recours à un décret du successeur de Saint Pierre. La conséquence est que les deux religieux, Gumete et Cimanga, sont devenus de simples laïcs.
La question est celle de savoir comment un laïc peut habiter la cure d’une paroisse catholique.
La justice réclamée par le « soi-disant curé », a dit Mgr Carlos Ndaka, dispose entre ses mains de tous les documents, y compris les décrets du Pape François.
Espérons que la même justice mettra finalement un terme à ce feuilleton qui a trop duré dans l’archidiocèse de Kinshasa.
Jean- René Bompolonga