Synthèse des travaux du synode du lundi 14 octobre 2024

De notre correspondant, le révérend Père Stanisla KAMBASHI, Sj,  aux travaux du synode nous retenons que après les travaux de samedi 12 octobre, auxquels les médias n’ont pas pris part et la pause de dimanche 13 octobre, les travaux du Synode sur la synodalité se sont poursuivi ce lundi 14 octobre 2024 en Congrégation Générale. La journée a commencé comme d’habitude par une méditation. Le Pape François a participé à ces deux activités.

La diversité et la complémentarité entre les cultures donnent plus de vitalité.

Au cours du point de presse de 13h30 dans la Salle de presse du Saint-Siège, la secrétaire de la Commission pour l’information du synode, Sheila Pires, est d’abord revenu sur les échanges de vendredi, qui ont porté sur l’importance de la transparence pour construire des relations au sein de l’Eglise. Il était aussi intéressant d’écouter les expériences de la Chine, de la péninsule arabique, de l’Amazonie, de l’Asie du Sud, des pays du Sahel, etc., a-t-elle indiqué. Les participants au synode ont relevé la difficulté de mettre ensemble le christianisme et les cultures locales, concernant le mariage par exemple. Pour certains membres du synode, cette situation est arrivée parce que, dans le passé, l’Eglise a parfois négligé la diversité et la complémentarité entre les cultures. Les Eglises qui ont donné de la place à la diversité montrent aujourd’hui la vitalité, comme celles africaines et celles de l’Amazonie. Il a aussi été souligné l’importance d’impliquer les jeunes dans la vie de l’Eglise, pour parler avec eux, afin de mieux savoir ce qui convient pour eux. Par ailleurs, impliquer les écoles catholiques dans le processus d’évangélisation et de formation, car elles sont d’importantes ressources pour l’Eglise, même si cela peut être difficile pour des pays où les gouvernements contrôlent les écoles et imposent ce qu’il faut enseigner, a encore indiqué Sheila.

Impliquer les femmes dans le processus de formation des futurs prêtres

Une intervention a abordé le thème des violences faites aux Femmes, notamment les religieuses, a poursuivi la secrétaire de la Commission pour l’information du synode. Il ne s’agit pas seulement des abus sexuels, mais aussi des abus de pouvoir et de conscience. Beaucoup d’entre elles ne peuvent malheureusement pas dénoncer, à cause du système patriarcal qui les réduit au silence. Il a été proposé que les conférences épiscopales puissent mettre en place des structures qui permettent une libre expression dans ces cas ou d’adopter des politiques qui garantissent la dignité des religieuses ou des personnes laïques en général. Les participants au synode ont observé que, dans les séminaires, il manque parfois la présence des religieuses ou des femmes, qui peuvent voir ce que les hommes ne voient pas. D’où, dans le cursus de formation des futurs prêtres, il faut peut-être penser avoir des femmes parmi les enseignantes par exemple. C’est une présence qui peut aider à changer les choses, a encore fait remarquer Sheila.

Savoir rendre compte

Au cours de la congrégation générale de ce lundi, les participants ont apprécié la grande présence des personnes laïques au synode, ainsi que la participation et l’implication des femmes et des personnes laïques à des postes de responsabilité dans l’Eglise, a fait savoir docteur Paolo Ruffini. Il a été proposé d’encourager une telle implication, afin d’assister les évêques ou ceux qui ont des responsabilités dans l’Eglise. Concernant le thème des abus des mineurs, certains ont estimque les mauvaises décisions ont été prises par des évêques qui étaient soit isolés, soit sous-pression. D’où il convient d’introduire des bureaux dconsultation dans des diocèses, afin de prévenir, ont-ils proposé. Pour des cas des prêtres qui se sont révélés innocents, il convient de trouver des voies et moyens pour les rétablir dans leur ministère. La transparence est un élément essentiel dans la protection des personnes vulnérables, pour les finances, ont insisté les membres du synode. Mais elle doit être complétée par la confiance, le respect de la privacy et des sensibilités. Concernant la transparence, une question a été posée : qui doit rendre compte à qui ? Il a été reconnu que nous sommes appelés à rendre compte à Dieu, mais aussi les uns les autres pour un bon fonctionnement de nos structures.

L’Eglise peut apprendre de l’Afrique

Parlant du vécu du synode, il a été reconnu que, dans certains endroits comme en Afrique, des réalités synodales sont déjà vécues. Il convient donc que certaines églises apprennent d’autres et ne puissent pas imposer des expériences in articulo mortis. Il a été démontré l’importance du discernement intérieur, de manière synodale pour savoir prendre certaines décisions, comme les moines de Tibhirine, en Algérie, qui ont décidé de rester dans un contexte de souffrance. Il a aussi été souligné l’importance d’une révision du code canonique pour mieux vivre la synodalité. Certains ont proposé de rendre obligatoires les synodes diocésains.

La collaboration dans la mission

Le président de la Commission de l’information du synode a aussi indiqué qu’il a été souligné l’expérience pastorale des Eglises africaines qui, dans certains endroits où les prêtres ne peuvent pas arriver tous les dimanches, car ils sont peu nombreux, des catéchistes et animateurs pastoraux tiennent des communautés et organisent la célébration de la parole. Les fidèles peuvent écouter la parole de Dieu et communier. Les catéchistes et animateurs pastoraux sont collaborateurs des curés et participent, d’une certaine manière, au gouvernement de l’église. Il convient, en outre, d’éviter toute forme de cléricalisme, ont insisté les membres du synode. L’antidote est la proximité avec Dieu, celle des évêques avec les prêtres et avec le peuple de Dieu ; des rapports dynamiques et non statiques, qui encouragent une implication dans le processus de décision. Il convient de consulter et de tenir compte des propositions des autres en relevant les points forts et faibles des suggestions données, a souligné Paolo Ruffini.

Parmi les invités à la conférence de presse, il y avait l’évêque de Cyagungu, au Rwanda, Mgr Edouard Sinayobye a parlé de la manière dont le processus de réconciliation au Rwanda post-génocide s’insère dans le processus synodal.

Pour la Cecos, Abbé Guy MASIETA

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