Les Évêques membres de la Province ecclésiastique de Kinshasan, ASSEPKIN, se sont réunis en session ordinaire, ce 07 octobre, autour du Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque métropolitain de Kinshasa et Président de l’ASSEPKIN, au Centre Catholique Nganda. Dans son discours d’ouverture, le Cardinal a donné le ton spirituel et pastoral de ces assises, rappelant que « l’Église est communion ; elle est appelée à être de plus en plus synodale. Nous y travaillons avec persévérance et espérance. » Le Cardinal Ambongo a présenté cette rencontre comme un moment de grâce et de discernement, invitant les évêques à vivre cette session dans un climat de fraternité, de prière et d’écoute mutuelle. Il a insisté sur la responsabilité de l’Église face aux souffrances du peuple congolais, marquées par l’insécurité, la pauvreté et les divisions communautaires. « Nous prions pour toutes les victimes de la violence et pour une réconciliation véritable dans notre pays », a-t-il déclaré avec gravité, appelant les pasteurs à demeurer artisans d’espérance et de confiance dans un monde en perte de repères.
Dans la même dynamique, le Cardinal a réaffirmé l’engagement de l’Église catholique à œuvrer pour la paix, la justice et le bien commun. « Être sentinelles du peuple, c’est veiller dans la nuit pour annoncer l’aube nouvelle d’un Congo réconcilié et uni », a-t-il exhorté, avant de rappeler que la promotion de la dignité humaine et de la solidarité participe directement à la construction du Royaume de Dieu au cœur de la nation congolaise.
Pour sa part, le doyen des Évêques de l’ASSEPKIN Mgr José Moko Ekanga, Évêque d’Idiofa et co-président de la session, a exprimé l’espérance que ces travaux renforcent l’unité et la communion entre évêques , pasteurs, avec les collaborateurs et les fidèles, pour une Église de plus en plus synodale et sociopolitiquement pertinente. Il a encouragé la poursuite du dialogue fraternel et de la coresponsabilité pastorale comme voies privilégiées de renouveau ecclésial.
Invité à éclairer les évêques sur l’initiative du pacte social pour la paix en république démocratique du Congo, Didier Mumengi, Coordonnateur général du Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble, a livré sa réflexion en ces termes : « L’espérance n’est pas une attente, c’est une force qui agit. » Rappelant la mission prophétique de l’Église, il a invité les évêques à demeurer les témoins vivants de la foi et les ancres de stabilité dans une société blessée, plaidant pour une rédemption collective à travers le Pacte Social, reparti en quatre étapes structurantes dont le Mois de la Paix constitue la phase déclencheur suivie du dialogue des experts, du dialogue politique national et inclusif, de la Conférence internationale sur la paix à deux volets notamment la conférence sur le financement post conflits pour la reconstruction post-conflit du pays. Mise sous le signe de la communion, de la synodalité et de l’espérance agissante, la session ordinaire de l’ASSEPKIN sera clôturée le 10 octobre 2025.
Bertin Kangamotema

