Synode sur la synodalité : synthèse de la journée de mercredi 23 octobre : « des propositions d’amendements au Document final »

Du père Stanislas KAMBASHI, SJ, notre correspondant au synode sur la synodalité nous retenons que à la journée de mercredi Plus de 1 000 « voies » ou « modes », c’est-à-dire propositions d’amendement au projet du texte du Document final ont été recueillis, a déclaré Sheila Pires. Au cours du point de presse de mercredi 23 octobre 2024 en la Salle de Presse du Saint-Siège, la Secrétaire de la Commission pour l'information du synode a également fait savoir que la lecture du Document dans la salle du synode ainsi que son approbation sont prévues pour samedi 25 octobre.

Les propositions d’amendements, faites jusqu’à 12h30 de mercredi, ont été soit collectives, soit individuelles. Les premières concernent celles des cercles mineurs (groupes de travail) et qui devaient recueillir la majorité absolue pour passer. Ils étaient 951. Les deuxièmes, qui concernent celles faites par les participants qui les voulaient, étaient une centaine. « L'année dernière, un total d'environ 1.200 motions ont été soumises », a précisé Sheila Pires.

Le message vidéo aux jeunes et le renouvellement du Conseil

Un court message vidéo du Pape aux jeunes a été projeté au cours de ce point de presse, réalisé, a indiqué la Secrétaire de la Commission pour l'information du synode, par certains jeunes participants au synode.

Paolo Ruffini, Préfet du Dicastère pour la Communication et Président de la Commission pour l'Information, a rappelé le vote, l’après-midi de mercredi, pour le renouvellement du Conseil Ordinaire du Secrétariat général du Synode des évêques. Toute décision importante relative au synode passe par cette structure permanente, qui a aussi pour tâche de préparer les prochains synodes. Mardi, le secrétaire général du Synode des évêques, le cardinal Mario Grech a annoncé que, en accord avec le Saint Père qui préside ce Conseil permanent, le nombre de ses membres est passé de 13 à 17. Ils seront élus parmi les évêques diocésains ou éparchiaux, un des Églises catholiques orientales, un de l'Océanie, deux respectivement de l'Amérique du Nord, de l'Amérique latine, de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie. À ces évêques s'ajouteront quatre membres nommés par le Pape.

Deux africains ont été reconduits de ce Conseil : l’archevêque de Bangui, en République Centrafricaine, le cardinal Dieudonné Nzapalainga et le président de la Conférence épiscopale du Cameroun, Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda.

Les dernières étapes

Les journées de jeudi et de l'après-midi de vendredi seront consacrées à l'insertion des modes et à la rédaction du Document final par les personnes qui en sont chargées. Tous les membres se retrouveront samedi dans la matinée et après-midi pour les deux dernières congrégations générales. La lecture du Document aura lieu samedi matin et l'après-midi, interviendra l'approbation et les salutations finales, a déclaré Paolo Ruffini, rappelant que la messe de clôture sera célébrée dimanche.

Le cadeau du Pape aux participants au synode

En conclusion, la directrice adjointe de la Salle de presse du Vatican, Cristiane Murray, qui a animé le point de presse, a indiqué que le Saint-Père avait offert à tous les participants au Synode un livre du prêtre Luis Miguel Castillo Gualda sur Saint Augustin et sa conception de l'évêque au sein du peuple de Dieu, un thème maintes fois abordé au cours de ce processus synodal.

Les évêques, des pasteurs au milieu du peuple

Les différents invités sont ensuite intervenus. Le cardinal Robert Francis Prevost, préfet du dicastère pour les Évêques, s'est penché sur la figure et le rôle des pasteurs: « quand on parle de l'autorité des évêques, on parle essentiellement de service », a déclaré le cardinal augustinien. Il a aussi parlé du processus de sélection des évêques. Le prélat a reconnu qu’il y a souvent une « tension entre le fait d'être pasteur et parfois aussi juge, par exemple en matière de protection des mineurs ». Mais, a-t-il déclaré, l’évêque est d’abord un pasteur au milieu du peuple. Il a aussi estimé que « nous devons aussi changer certaines structures de pouvoir pour les rendre plus proches des besoins du diocèse ».

Processus de réinitialisation et de reconfiguration

Pour Myriam Wijlens, professeure de droit canonique à la faculté de théologie catholique de l'université d'Erfurt, en Allemagne, « le Pape François nous a demandé, avec ce synode, d'entrer dans un processus de réinitialisation ou de reconfiguration, afin d'optimiser nos tâches missionnaires, à la lumière du contexte dans lequel nous vivons et des charismes de chacun. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons identifier une mission plus crédible et plus efficace ». Elle a été frappée par le fait que le Synode ait demandé que soient organisées « des rencontres ecclésiales à tous les niveaux: de la demande de rendre permanents les conseils pastoraux paroissiaux au rôle des conseils provinciaux pléniers, en passant par les assemblées continentales ». Ce qui est très important, a-t-elle souligné, c’est l'aspect de la responsabilité, de la transparence et de l'évaluation qu’a initié le synode depuis 2021.

Le rôle des Conférences épiscopales

Concernant l'autorité doctrinale des Conférences épiscopales, le prêtre canadien Gilles Routhier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec), a rappelé qu'il ne s'agit « pas d'une nouveauté de ce synode, et qu'il ne faut surtout pas l'interpréter comme une autorité absolue ». « Il s'agit plutôt d'une autorité qui s'exprime dans certaines limites, c'est-à-dire toujours en communion avec les autres Églises et avec le Siège de Pierre », a-t-il expliqué.

La participation des églises sui iuris a démontré le sensu fidei

Le père Khalil Alwan, témoin du processus synodal pour les Églises orientales et le Proche-Orient, a souligné que la possibilité de participation offerte pour la première fois aux non-évêques et aux laïcs a été très appréciée : «C'est la meilleure démonstration du sensus fidei général», a-t-il déclaré.

La participation active des Églises sui iuris et de leurs représentants a permis de découvrir et d'expérimenter la beauté de la diversité dans l'unité de l'Église universelle. Ceci, a ajouté Khalil Alwan, « a contribué à construire des ponts de dialogue et de relations», a-t-il déclaré, avant l’espace accordé aux journalistes pour des questions.

Pour la Cecos, Abbé Guy MASIETA

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